Chapitre Premier : Le passage de la frontière. Entre 2 Mondes...

Ma journée commença comme presque toutes les journées de tous les habitants de notre planète: un bruit commun, agassant pas agressif mais douloureux, vous rappelle qu'il est l'heure pour vous de sortir du pays de Morphée. La transition d'un monde à l'autre est assez douloureuse: je sens mon âme pénétrer mon corps au rythme de l'ouverture de mes paupières : il fait noir, et ma vue est chamboulée par des lucioles matinales qui ont l'air de se moquer de moi. « Éteint donc ce réveil qu'on puisse se rendormir ! » m'ordonnent-elles. Ces « lucioles » sont les petites taches grises qui embrouillent votre vue: c'est comme ça que je les appelle dans mon esprit pour décrire cet étrange phénomène.

Ma main tomba maladroitement sur le réveil. « Ta gueule, putain... » dis-je d'une voix basse : j'étais réveillé, l'instrument du mal affichait 6h01... ,Il me fallut bien 5 minutes avant de remarquer que mes paupières s'étaient refermées. 5 minutes qui me parurent durer même pas 30 secondes. A croire que le matin, le temps est compressé, comme si quelqu'un là haut voulait absolument vous rappeler que le bonheur est de courte durée. Après m'être frotté énergiquement les yeux, je me levais d'un pas plus précis et assuré que pour éteindre l'autre enfoiré. Je me dirigais vers la salle de bain, ou un autre instrument de torture m'y attendait : la douche ! Si mal réglée, la froideur qui en sort aura vite fait de vous rappeler à la réalité. Heureusement, elle fut remplacée récemment et celle ci m'offrit une eau tiède à point : tout juste ce qui me fallait pour finir la transition. J'eus l'impression que le reste de mon âme incorpora mon corps, et j'entendis alors que mon ordinateur était encore allumé : je l'avais laissé sous tension afin de diffuser mes musiques préférées durant mon sommeil C'était une chanson de Linkin Park qui passait. Je ne pourrais plus vous dire laquelle avec précision, mais il me semble que c'était « Runaway ». Toujours est-il que ce n'est pas l'ordinateur qui allait m'apporter la serviette, que j'avais malencontreusement oublié de sortir avant de m'asperger la tête de cette onde réchauffante. « Putain, je vais foutre de la flotte partout ! » me dis-je à moi même, mes cheveux mi-court dégoulinant disgrâcieusement. Bon, c'était pas ce qui allait me gâcher un des rares réveils qui ne m'était pas insurmontable. Oui, j'ai le réveil difficile : d'habitude, il me faut entre 20 et 30 minutes avant de remarquer qu'il est déjà trop tard pour prendre une douche. C'est pas pratique mais on s'y fait. Je devrais me coucher plus tôt, je sais, mais je trouve ça chiant de se coucher avant que votre bouche vous dise sans votre autorisation que fous êtes fatigué. En même temps, si je respectais ses désires tous les jours, je ne serai pas longtemps dans votre monde. Le pays de Morphée a des cotés bien plus attrayant que celui dans lequel on vit, mais là n'est pas le sujet. Je pris alors une serviette de douche et l'enroula autour de mon crâne. J'en profitait pour me mettre devant la glace, priant pour que celle ci ne se brise pas à la vue de ma mine délabrée du matin.

Je vis alors apparaître un être étrange : peau mi rose mi pâle; yeux ouvert par une pluie revigorant, un peu rougeâtres; cheveux ébouriffés, lèvres gercées, corps torse normalement proportionné : à mi chemin entre une personne presque baraqué, et une une personne normale. Je me demande encore qui est cette personne aussi niaise que je vois à chaque fois que je passe devant une surface lisse. Elle n'est pourtant pas moche. Il me rabâche sans cesse « Aie plus confiance en toi , bordel de merde! » ou encore « C'est quand que tu t'y met ??? ». Je veux bien l'écouter, mais son regard, perdu et solitaire, m'empêche toute sympathie à son égard. Il me fait pitié : il tente de ressembler à quelqu'un au lieu d'être simplement lui même. Je lui dis que ça sert à rien de jouer les donneurs de leçons si on arrive pas soi même à les respecter, mais il détourne à chaque fois le regard et fait comme si il n'avait rien entendu. Il prend alors ce regard énervé et anodin à la fois, comme si il s'en foutait de sa personne. « C'est son problème » Me dis-je. Bizarrement, je me dis que c'est peut être aussi le mien. Mais chaque jour, cette personne avait l'air de gagner en confiance. Même si c'était peu, cela avait l'air d'être suffisant pour lui. Cela lui permettait de me rabâcher les mêmes leçons tous les jours, pour me donner envie de ne pas lui ressembler, et gagner assez d'arrogance et de confiance pour le dépasser. Après ce monologue à deux, je me rendis à ma chambre ou j'y avais laissé mon peigne, et me coiffa maladroitement, juste histoire de donner de la forme avant d'y passer un coup de gêle. Je jetais un oeil sur l'horloge de l'ordinateur : 6h18!

« Merde! Dis-je d'un air surpris. Je suis à l'heure » Cela en devient tellement rare que cela me surprend. Je finis de me frotter la figure, et enfila mes vêtements. Je vérifiais une dernière fois si j'avais bien mis toutes mes affaires dans mon sac, y ajouta 3 mangas pour tuer le temps de la journée. Je pris mes lunettes, les mis sur mon nez, puis je pris mon portable, mes papiers et mon stick à lèvre J'éteignis l'ordinateur, enfila ma veste, et descendis dans la cuisine, aussi furtivement que possible.

Aujourd'hui personne ne travail à part moi. C'est assez inhabituel, mais aussi assez ennuyeux : cela signifie que mes 3 chats vont me harceler afin d'avoir leur pâté du matin. Je traversais la chambre de mon frère d'un pas maladroit, ayant peur qu'à tout instant je marche sur une manette de console, trébuche à cause du tabouret, ou pire encore : marcher dans une de ses fringues ! Je ne précise pas laquelle, mais je peux dire que l'on la change quotidiennement (en tout cas pour tout individu pensant à son hygiène). Heureusement, je ne succombais à aucun obstacle de ce parcours... J'ouvris la dernière porte... Un « MIAOUUUUUUUU » venant d'outre tombe se faisait ouïr ... C'était un de mes chats qui avait passé la nuit dehors: personne ne daignait lui ouvrir aussi tôt. Il était 6h30, tout le monde était dans un autre autre monde. Peut être à la frontière, car le miaulement de mon chat était assez puissant pour être comparé à celui d'un réveil anormalement fort, et ce malgrès les portes. Je descendis hâtivement ne supportant pas ses hurlements, comme un père ou une mère ne supportant pas les pleures de son bébé. Je lui ouvris la porte , et elle pénétra dans sa demeure telle une reine dans son palais : avec autant de disgrâce, et d'énervement dans sa figure. Elle me fit un « MIAOU !» bref qui voulait tout dire :
« T'en a mis du temps, laquet!
Apporte moi ma royale pâté!
Avant que je ne m'énerve,
et te griffe la verge! » (rîmes débile, mais elle en est très bien capable, malgrès son âge et son embonpoint). Je lui jeta le même « Ta gueule ! » qu'au réveil, accompagné du même geste maladroit, non pas pour l'éteindre (dommage !) mais pour la caresser... comme tous les matins. Elle se dirigea vers ses gamelles, et ne tarda pas à remarquer qu'elles étaient aussi vide que mon porte monnaie. A peine eux-je le temps d'accrocher ma veste au porte manteaux qu'un autre miaulement se fit entendre. « Tient , je croyais qu'elle était dedans celle là ». Ce miaulement était plus doux que celui de mon autre chat. Le second félin entra hâtivement, comme un vagabond cherchant refuge. Ce n'est pas loin de la vérité : Chaussette comme on l'appelle chaleureusement n'est pas notre chat. Mais on fait comme tel. Elle fit un autre miaou qui ressemblait plus à un « Merci » qu'à un signe d'imposition, et se frotta gentillement à ma jambe. A l'entente de ce miaou, pourtant discret, se leva le 3em chat, le benjamin de la famille, qui dormait encore il y a peu dans un de ses trônes attitrés. Celui ci miaulait seulement pour faire chier. Si il avait faim, il griffait, ou donnait des coup de têtes. Si il voulait rentrer, il griffait les volets ou la porte. Il ne miaulait que rarement. Ces derniers jours il est puni, aussi il miaule très souvent. Se débile est blessé mais veut sortir, alors qu'il ne peut même pas courir. Je lui tendis la main dans l'espoir qu'il s'en approche, mais que né ni! Il préféra se jeter sur sa pauvre tête de turc : Chaussette. Va savoir pourquoi, il ne peut s'empêcher de la mordouiller, telle un chaton à sa mère chatte, des qu'il s'en approche. Malheureusement celle-ci a passé le temps des pitreries et lui balança une gifle aussi royale qu'aurait pu le faire une reine ! Il vacilla et repris ses esprits assez rapidement, et fini par simplement passer à coté d'elle, se dirigeant lui aussi vers les gamelles. Il ne pris pas la peine de regarder la matriarche féline, celle ci était trop vieille pour qu'il tenta quoi que ce soit. Je pris leurs auges respectives avec délicatesse, les remplis avec une certaine non-nonchalance, comparé à des jours ou je suis en vacances, de pâté, puis de croquettes. Je fini par les déposer avec autant de délicatesse, et ils purent enfin s'accorder à un moment de tranquillité et manger assiduement leur repas du matin. Je jetais un oeil à l'horloge : il était 6h45!

L'inconveignant des chats est que ces sales bestioles n'ont aucun maître. Vous aurez beau vous donner le plus de mal du monde pour qu'il vous donnent leur affection, très peu de chats en montrent. Aussi au mieux vous pouvez être leur coussin de transition si vous siégez déjà dans leur trône, au pire leur main nourrissiaire. J'aime bien les chats, malgrès leur insolente liberté et manque de respect envers leur maître,qu'ils laissent parfois transparaître envers leur donneur de bouffes. Ils sont autonomes, vous font chier mais bien rigoler parfois, et les caresser est très relaxant pour le corps et l'esprit. Quoi de plus beau que le sommeil d'un chat ? Ce regard innocent, plein de tendresse et d'espièglerie... Ce n'est pas pour rien qu'on dit qu'il ne faut pas troubler le sommeil d'un chat. Ce subtile mélange d'innocence et de mesquinerie les rends très difficile à dompter, mais c'est ce qui fait que je préfere mes chats à mon chien. Chien, qui d'ailleur, ne me regarda même pas ce matin. D'habitude si joviale et mandiente, cela fait maintenant plusieurs semaines qu'elle ne cherche plus à m'ammadouer le matin. Sa maladie la gagnant, sans doute ...

Je sortis aléatoirement un manga de mon sac, préparai un cacao froid, et mis la boite à petits pain sur la table. J'en déchirai 3 dans le sens de la longueur, sans aucun scrupule, et les engloutis hâtivement, tout en buvant ma boisson du matin. Le tout en lisant et regardant furtivement les pages du 19eme tome de Great Teacher Onizuka. Je m'attardais toujours 5 minutes sur la lecture, et ce malgré le retard qui me guète presque tous les matins. C'est une habitude dont je n'arrive pas à m'en défaire, mais que j'apprécie chez moi. Je prends toujours un peu le temps d'assouvir certaines passions. Ceci ne m'empêcha pas de fermer, au bout de ces 5 courtes minutes, d'un geste vif et décidé le livre qui me faisait toujours autant rire, malgrès le nombre incalculable de fois que je l'ai ouvert. Je me levai avec ardeur, rangeai la cuisine, mis quelques biscuits dans mon sac, accompagné du manga sorti, et entamai les derniers préparatifs avant le départ plus qu'iminant. Je me rendis dans le couloir ou les chats, rassasiés, s'offraient une face à face quotidien. Je ne pris pas le temps de voir ce que le roi disait aux autres, « Je ne suis pas con et je dis bien voir, car je suis d'avis à penser que les chats communiquent plus par leurs expressions faciales que par miaulements. Un visage est souvent assez expressif pour comprendre ce que l'auteur veut dire », Je me lavai délicatement les dents, étouffées par une nuit de ronflement involontaires. On voit très bien le ravage d'une allergie aux acariens lors de ce passage obligés de la matinée. Un mélange putride de menthe, petit pain au chocolat et autres gaz en fermentation sortaient de ma bouche, qui ne demandait qu'à être exorcisée de tout ces mauvais miasmes, esprits et fantômes de plantes transgêniques servant à la confection de mes aliments matinaux, et de la pâte dentaire. Une fois la purification achevée, je passai une couche de gêle constructeur dans mes cheveux, afin d'accentuer le coté « jeté du lit » à l'avant, et l'effet "coiffé" sur les cotés. J'apprécie aussi que le cette pâte accentue la noirceur de mes cheveux par les reflets de lumières. Cela donne une certaine classe à cette autre personne , et à moi en conséquent, augmentant ma confiance en moi.

J'enfilai mes chaussures, puis ma veste, avec force et vigueur, l'air déterminé à passer encore une journée de plus dans votre monde. Je pris mon sac, ouvrit la porte, regardant une dernière fois les 3 maîtres des lieux, qui me fixaient bêtement, se disant sans doutes ce que j'allais faire à cette heure matinale. Je fermai la porte à clef, prêt à en découdre avec notre monde. Je regarde l'heure sur mon portable : 7h08. Le bus de 7h15 va me passer sous le nez me dis-je ... C'était pas gagné!

Suite plus tard Copyright Loïc. Rien n'a été inventé ou rajouté par rapport à la matinée que j'ai vécu aujourd'hui.

Voilà, la biographie n'étant pas trop mon style, j'espere que mes écrits vous plairont. Faites moi part de vos avis, si vous avez le courage de lire ceci ;)

Bonus : les paroles de Digital Love

Last night I had a dream about you
In this dream I'm dancing right beside you
And it looked like everyone was having fun
the kind of feeling I've waited so long

Don't stop come a little closer
As we jam the rythm gets stronger
There's nothing wrong with just a little little fun
We were dancing all night long

The time is right to put my arms around you
You're feeling right
You wrap your arms around too
But suddenly I feel the shining sun
Before I knew it this dream was all gone

Ooh I don't know what to do
About this dream and you
I wish this dream comes true

Ooh I don't know what to do
About this dream and you
We'll make this dream come true

Why don't you play the game ?
Why don't you play the game ?